AccueilFAQRechercherS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Bibliothèque

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Kim
¦ Designeuse - Truc qui traîne
avatar

Nombre de messages : 315
Age : 24
P\'tit mot : P'tit test xD
Date d'inscription : 12/12/2007

MessageSujet: Bibliothèque   Sam 16 Mai - 22:05

[i]Le livre posé sur la table n’avait demandé qu’à être ouvert, selon la position dans laquelle il avait été posé. Pile au centre du carré de bois, une couverture marquée de symboles étranges dont Keï ne connaissait pas la signification, cet ouvrage ne semblait pas avoir essuyé comme ses congénères les vifs assaut du temps qui rongeait en principe peu à peu les livres, qui faisaient jaunir les pages de nombreux ouvrages, qui effaçaient l’encre qui était l’âme même du livre. Le Magistrat de l’Exemption s’en approcha le premier, tandis que les Assassins examinaient encore soigneusement les lieux, puis l’ouvrit de telle sorte qu’il n’eut pas à toucher l’ouvrage. Et dès que la couverture du livre fut soulevée et qu’elle poursuivit sa course pour aller heurter doucement la table, le décor changea brutalement, et radicalement. Finie l’obscurité, fini le sous-sol invisible, fini le vide environnant… Juste une plaine herbeuse parsemée de quelques armes et coupée en deux par une rivière dont le doux chuchotement était l’unique son qui provenait de ce lieu mystérieusement apparu en place du Second Sous-sol de la Bibliothèque… En même temps, si quelque chose c’était mis à parler dans ce lieux, il y aurait du soucis à se faire… Et la Juge aux yeux de glace pensait qu’aucun être vivant et humanoïde soit présent dans ces lieux, si ce n’était que le groupe des quatre Juges lancés dans leur expédition périlleuse dont chaque membre devait sûrement espérer la fin. L’avouer n’était pas une honte, l’Inquisiteur du Pardon commençait à ressentir des signes de fatigue suite à ce long crapahutage dans le Second sous-sol où ses sens avaient été mis à rude épreuve, afin qu’elle puisse garder les pieds sur quelque chose de solide. L’envie de s’asseoir dans l’herbe et se reposer était plus qu’envahissante, mais la jeune Juge à la chevelure pâle tenta de la repousser en scrutant calmement les environs à la recherche d’un danger quelconque, ou d’un indice révélant leur position par rapport aux différents étages de la bibliothèque. Ryuushi restait silencieux, ne prononçant aucun mot, comme si l’intervention qu’avait faite l’Inquisiteur l’avait vexé. Mais non, s’il restait cloîtré dans un silence de mort, c’était pour une autre raison, qu’il ne voulait visiblement pas faire partager aux autres membres du groupe, pas même Keï. Et cette dernière ne lui en voulait pas spécialement, puisqu’elle avait pris l’habitude de voir cet ancien Ange déchu garder bien des secrets en dépit de leur relation amicale. Elle savait qu’elle ne connaissait pas tout de son ami reptilien… Mais elle lui faisait tout de même confiance.

Après avoir inspecté l’endroit – enfin, ce n’était qu’une supposition, mais c’était quasi-sûr – le Magistrat de l’Exemption s’avança près de la rivière et se pencha vers cette dernière pour se déshydrater et ôter les inscriptions qu’il arborait sur ses bras qui constituaient ses ‘protections’. Sûrement qu’avoir du sang séché sur les bras pendant une longue durée ne devait pas être agréable… Keï en avait déjà fait l’expérience, mais n’avait jamais utilisé autant de runes que le Magistrat avait utilisé de symboles. Mashiro imita le sous chef des Juges et se pencha à son tour vers le cours d’eau pour s’abreuver. Keï quant à elle continua à balayer du regard les alentours. Etait-ce le troisième sous-sol ? Si c’était le cas, ce serait encore plus étrange qu’annoncé, vu qu’il n’y avait pas une seule étagère, pas un seul livre entreposé en ce lieu. Et donc, si ce lieu n’était pas le troisième sous-sol, qu’était-il ? Un piège de grande envergure ? Possible, puisqu’après tout, l’apparition du paysage avait été effectuée suite à l’ouverture d’un livre qui ne demandait qu’à être ouvert. Si cela se trouvait, ce paysage n’était qu’une illusion vouée à perdre ceux qui s’aventuraient dans les sous-sols de la Bibliothèque… Pourtant, plusieurs éléments démentaient cette hypothèse, deux pour être plus précis. Premièrement, l’eau. Si les Juges Kokujin et Kamikaze avaient pu la boire, c’était qu’elle était bien réelle. Et deuxièmement, le pouvoir de clairvoyance propre aux Juges que la jeune femme aux yeux de glace avait activé quelques instants auparavant ne déjouait pas l’illusion, qui n’en était ainsi pas une. Toutefois, la jeune Juge aux yeux de glace se méfiait toujours de cet endroit, puisque selon les dires du Magistrat, il ne se souvenait pas d’un tel endroit lors de son premier passage dans les sous-sols de la Bibliothèque. Quant à Ryuushi, il restait muré dans un silence assez inhabituel. Mais Keï n’eut pas le loisir de percer ce mur, un homme vêtu de noir apparaissant de nulle part en saluant les quatre Juges en s’inclinant.

L’Inquisiteur du Pardon posa son regard pâle sur le nouvel arrivant, qui ne devait pas être un Juge, et encore moins un Démon ou un Banni. Il faisait sûrement partie du ‘décor’, du dispositif de sécurité que leurs ancêtres avaient installé tout autour de cette Bibliothèque et de ses sous-sols. Il devait donc s’agir d’une création magique, qui n’était peut-être même pas faite de matière palpable, créée pour garder les sous-sols et éventuellement égarer les quelques intrus… Enfin, tout ceci n’étaient que suppositions, et la seule chose qu’il fallait faire afin de démêler le vrai du faux dans ses propres pensées dans le cas présent, c’était écouter les propos de l’homme vêtu de noir, dont l’attitude était étrangement nonchalante. Et ses propos étaient eux aussi un brin étrange, puisqu’il invitait les Juges à se reposer dans le Troisième sous-sol… A moins qu’il ne s’agisse d’un repos éternel, et dans ce cas-là, le machin magique avait un sens de l’humour assez macabre… Keï resta silencieuse durant l’échange entre le gardien et le Magistrat, mais n’en réfléchissant pas moins. Ainsi, il était possible de sortir des éléments du troisième sous-sol… à condition d’en payer le prix. C’était une chose qu’il fallait garder à l’esprit, afin d’éviter toute conséquence involontaire dû à cette condition qui ne devait sûrement pas être rappelée à coup de panneau de signalisation tout le long du Troisième sous-sol. Et c’était sûrement à cause de cette condition que le Magistrat de l’Exemption n’avait plus aucun souvenir de son passage dans le Troisième sous-sol, n’ayant probablement pas payé de prix pour les conserver, ou, en d’autres termes, les sortir du sous-sol. Keï jeta un bref coup d’œil à Ryuushi, qui n’avait pas dit un mot depuis un bon moment, ce qui était plutôt inquiétant. Avait-il conservé des souvenirs du Troisième sous-sol ? S’il avait été jusque là, ce n’était sûrement pas par simple curiosité, mais en vue de chercher quelque chose de bien précis, fidèle à lui-même. Et cette chose, qui était à coup sûr une information devait avoir été sortie du sous-sol par l’ancien Ange qu’était le reptile. Etait-ce pour cette raison qu’il gardait le silence ?

L’Inquisiteur du Pardon n’eut pas le loisir de s’interroger plus sur ce à quoi pensait son ami reptilien puisque les paroles du gardien retinrent son attention. Cette salle était donc une passerelle, et non une illusion comme elle l’avait soupçonnée aux premiers abords. Les quatre Juges étaient donc à la limite d’entrer dans le Troisième sous-sol, qui, d’après les dires de l’homme, était le dernier de la Bibliothèque. Et auquel on devait donc mériter d’accéder, ce individuellement. Keï jeta un rapide coup d’œil aux autres membres du groupe qui auraient à se débrouiller seul durant l’épreuve qui leur serait imposée, chose qu’elle n’appréciait guère, car elle se jugeait un minimum responsable des membres de sa caste lorsqu’ils étaient en mission à ses côtés. Elle pouvait aussi considérer qu’en cet instant même, ils n’étaient plus en mission à ses côtés, mais bon… Enfin, elle les jugeait quand même capables de se débrouiller seuls, puisqu’ils étaient tout de même tous les deux des Assassins du Jugement. C’était donc à elle de se préparer, se préparer à affronter sa propre épreuve. Comme elle s’y attendait, elle fut séparée des autres membres du groupe en un rien de temps, puisque l’épreuve devait bien être individuelle… En un instant, le décor changea de nouveau, radicalement. Le kodachi de l’Inquisiteur émit un chuintement en sortant de son fourreau. Keï se tint sur ses gardes, prêtes à tout. Ses sens en alerte, elle finit par remarquer une chose qu’elle n’avait pas prévue : Ryuushi avait disparu.

_________________




Feyd Yul Svent, Tiregan niveau 0:
 
Revenir en haut Aller en bas
http://testdesign.highforum.net
Kim
¦ Designeuse - Truc qui traîne
avatar

Nombre de messages : 315
Age : 24
P\'tit mot : P'tit test xD
Date d'inscription : 12/12/2007

MessageSujet: Re: Bibliothèque   Sam 16 Mai - 22:06

En effet, le reptile avait visiblement été transporté ailleurs, sûrement considéré comme membre à part entière du groupe. Le gardien, ou le dispositif de sécurité avait dû considérer l’ancien Ange déchu comme une personne à part entière, ce qui n’était pas loin de la vérité. Seulement, cela mettait le lézard dans un sacré pétrin s’il avait à recourir à la force, exemple type d’une épreuve individuelle. Mais avec un peu de chance, le gardien était intelligent, et la nature de l’épreuve pouvait être tout à fait différente… et réalisable. Le lézard volait en surplace, au-dessus d’une belle étendue d’eau. Et il ne savait pas nager, en bon reptile qu’il était, alors si il tombait là-dedans, ce serait la noyade assurée. Ou presque, même si la solution qu’il avait n’était que temporaire. Alors qu’il ruminait encore ces pensées tout en décrivant des cercles au-dessus de l’eau, une voix grave s’éleva, semblant venir d’eau… euh d’au-delà des nuages. Une question.

- Qu’es-tu ?

Wow, ça commençait par du philosophique, cette épreuve. Toutefois, au-delà de cette simple question, Ryuushi comprenait bien ce en quoi allait consister l’épreuve, qui lui convenait parfaitement en tant que reptile volant n’ayant que ses pauvres griffes pour faire du mal à un quelconque agresseur – il se remémorait très bien sa rencontre avec Keï lorsque celle-ci l’avait sauvé d’un prédateur trois fois plus gros que lui. La voix qui provenait du ciel ne devait pas être celle du gardien, mais une autre entité autonome, dont la tâche devait être de faire passer une épreuve à certains de ceux qui désiraient aller au troisième sous-sol de la Bibliothèque. Le lézard s’apprêta à répondre mais l’herbe lui fut coupée sous le pied par la voix du ciel – tiens, il avait décidé de l’appeler ainsi.

- Franchise et vérité sont lois en ce lieu. La sagesse et la réflexion sont nécessaires, bêtise et mensonges sévèrement réprimandés. Qu’es-tu ?

Et beh, ils étaient élitistes, ceux qui avaient mis au point cette épreuve. Mais bon, dans l’optique de rester en vie, il fallait se plier de bonne grâce aux exigences de la voix du ciel. Ryuushi ne se souvenait pas de l’épreuve qu’il avait passée la dernière fois qu’il était venu, mais celle-ci lui convenait parfaitement.

- Question à la fois simple et compliquée, répondit le reptile. Je suis Ryuushi, lézard volant dans cette vie présente.

Ryuushi n’en rajouta pas plus, croyant que cela suffirait. Erreur. Le ciel jusqu’à présent bleu clairsemé de quelques nuages blanc se couvrit en un rien de temps. Des nuages gris chargés d’eau, semblables à ceux qui s’amassent au-dessus de votre tête lorsqu’un orage se prépare. Ce n’était guère bon signe, et le lézard pressentant le danger, se mit à décrire de nouveau des cercles au-dessus de la surface de l’eau, tout en prenant de la hauteur. Et cette fois-ci, il eut chaud aux plumes. Ou plutôt aux écailles, la foudre tombant non loin de là où il s’était mis en vol stationnaire quelques instants auparavant. La voix du ciel s’éleva à nouveau, tandis que le reptile décrivait toujours des cercles nerveux dans les airs.


- L’esprit est le bienvenu, mais la dissimulation est inutile.
- J’vous crois, j’vous crois, répondit promptement le lézard volant. J’suis un réincarné, Ange de ma vie précédente.

Le ciel gronda. Mauvais signe. Un éclair s’abattit une centaine de mètres plus loin.

- Ange déchu, s’empressa de rectifier l’animal.

Le ciel ne gronda pas, aucun éclair, c’était plutôt pas mal. En nette progression, même. Ce qui ne rassurait guère le reptile qui devinait bien qu’il s’agissait là de l’introduction, ou un truc du style, sinon cela aurait été trop simple.

- L’épreuve peut ainsi commencer. De cent est ton temps, à chaque question posée une réponse tu dois donner, sinon tu seras châtié. Voici la première : je suis le blé et le sel de la terre. Je peux compter le temps, sombrer dans la folie, ou tomber en poussière. Que suis-je ?

Et voilà que la voix du ciel s’était reconvertie aux rimes, allons bon. Enfin bref, l’épreuve commençait, et le lézard n’avait que cent secondes, soit une minute et quarante secondes pour venir à bout d’une série de questions de logique, de savoir, et de tous les trucs dans le genre, sûrement.

- Le grain, répondit aussitôt le lézard.
- Un capitaine est décapité, un homme et une femme ont la tête coupée, enchaîne la voix. Une seule personne est morte, qui ?
- Le capitaine.
- Pour moi, l’accouchement vient avant la grossesse, l’enfance avant la naissance, l’adolescence avant l’enfance, la mort avant la vie. Que suis-je ?
- Un grimoire dialectique.
- Mon premier porte l’oiseau, mon deuxième pousse le cheval, mon troisième inspire la vengeance, mon quatrième nourrit l’homme, mon tout inspire les rêves du poète. Que suis-je ?

Trou blanc. Ou noir, comme vous voulez. Plus de la moitié du temps s’est écoulé depuis le début des questions, bien que Ryuushi ait répondu le plus promptement possible. Ah, mais à quoi il jouait celui qui avait inventé une pareille épreuve ?On se demandait bien. Mais bon, le temps n’était pas aux questions de ce genre.


- L, U, N, E. La Lune.
- Qu’est-ce qui tombe sans faire de bruit ?
- La nuit.
- Je n’ai qu’une couleur, mais milles formes, collée au sol je m’envole, je suis le soleil mais m’évade la nuit, et jamais je ne souffre d’être piétinée. Qui-suis-je ?
- L’ombre.
- Je suis là sans y être, tu me mens et je t’aime, et tu as fait de moi ta moitié. Qui suis-je ?

Seize secondes. Et Ryuushi n’avait aucune idée, vraiment aucun idée de ce qu’était le truc ou la personne évoquée par la voix grave venant du ciel. Aucun éclair ne l’avait frappé pour le moment, puisqu’il s’avérait qu’il avait de l’esprit, en dépit de son statut présent d’animal. Il ne fallait pas croire, mais de son présent d’Ange, il aimait bien résoudre les trucs de ce genre. Enfin, ça perdait légèrement de son charme lorsque sa vie était en danger, et qu’il ne trouvait pas la réponse à la question présente. Les secondes s’égrenaient. Dix. Neuf. Huit. Une pensée effleura l’esprit, mais il la chassa aussitôt, aussi bien pour son amour propre que pour un manque de logique dans la réponse que cela constituait. Jusqu’à présent, aucune des questions n’avait été de nature personnelle. Sept. Six. Cinq. Quatre. Et puis, il ne lui mentait pas. Trois. Deux. Petit à petit, la pluie se mettait à tomber. Un. Se transforma en grêle. Zéro.

- Keï ! cria le petit reptile ailé.

Quelque chose le heurta, l’assommant légèrement. Il piqua dangereusement du nez vers l’océan, et ne put effectuer un redressement aérien à temps, exécutant un magnifique plongeon. Le quelque chose avait dû être un grêlon. Et il ne savait pas nager, et plongeait dangereusement vers des fonds inconnus – ah, ce qu’on peut trouver dans une bibliothèque… Par réflexe, il se transforma. Le petit lézard se débattant dans l’eau douce se métamorphosa dans un halo rubis en un homme, jeune d’apparence, petit, arborant une longue chevelure rouge attachée par un élastique. Ses habits étaient ceux qu’ils avaient arborés avant sa mort, et ne restaient du lézard que les deux yeux couleur sang. Le reptile qui n’en était plus un tenta de remonter à la surface, nageant visiblement mieux sous cette forme plutôt que sous sa forme animale. Une minute. Même s’il remontait, le temps qui lui était imparti était écoulé. Il allait sûrement mourir. D’autant plus qu’il s’était enfoncé trop profondément dans l’eau lorsqu’il avait chu sous forme de reptile, et ne parvenait plus à présent à repérer le haut du bas. C’était psychologique,, il le savait, mais une partie de son esprit était prise de panique. Cette partie de lui qui restait animale, et il n’arrivait pas à réfléchir correctement. D’autant plus que l’air semblait manquer. Levant les yeux, il repéra bien vite que la haut était effectivement en haut – eh oui, aussi surprenant que cela puisse paraître – et il commença à nager vers la surface, aussi vite qu’il le pouvait. Cela faisait trop longtemps qu’il n’avait pas nagé sous cette forme – oui, il avait d’autres choses à faire que de la natation lorsqu’il prenait son ancienne apparence – et la surface lui paraissait être à un distance infinie, qui ne décroissait pas d’un poil. Il toussa une fois, sous l’eau, tentant de repousser l’eau qui voulait pénétrer ses poumons lorsqu’il avait inspiré par réflexe. Une deuxième fois. Il ferma les yeux, tentant de se dire que si la surface était si lointaine, c’était parce que c’était psychologique…

Il toussa encore une fois, et mit sa main devant sa bouche par réflexe. Il inspira, une nouvelle fois, par réflexe. Mais il inspira de l’air. Et non de l’eau. Sous lui, c’était de l’herbe. Il ouvrit les yeux, et constata qu’il était revenu dans la prairie, allongé sur l’herbe, où le groupe de Juges avait rencontré le gardien du troisième sous-sol. Il se redressa sur les coudes, et constata que le gardien avait disparu, et que les autres Juges n’étaient pas revenus. Exceptée Mashiro, qui gisait un peu plus loin dans l’herbe, inconsciente. A vitesse grand V, Ryuushi sous sa forme humanoïde se leva et accourut auprès de la jeune femme, dont les yeux étaient fermés. Le bandeau de cuir qui masquait habituellement ses yeux étaient descendu autour de son cou, et la Juge était blessée à la poitrine. Par un rapide coup d’œil, l’homme aux cheveux rouges comprit que la blessure était légère, et que l’inconscience de la jeune femme devait être due à autre chose.


- Est-elle blessée ? fit quelqu’un derrière l’homme aux cheveux rouge, d’une voix essoufflée.

Ryuushi se retourna vivement, posant son regard rubis sur l’Inquisiteur du Pardon, qui venait de réapparaître dans la prairie herbeuse, ayant probablement passé son épreuve avec brio. En plusieurs endroits de son corps, elle arborait des égratignures, même au visage, et un petit filet de sang s’échappait d’une entaille tracée sur le front pâle de la jeune Juge aux yeux de glace. En regardant plus attentivement, d’autres entailles semblables étaient présentes sur les autres parties de son corps, un peu comme les égratignures. Les sourcils de Keï s’arquèrent légèrement, signalement l’étonnement de la Juge qui tenait toujours dans sa main droite le kodachi qu’elle avait sorti du fourreau . La première chose qui l’avait inquiétée était l’état de la Juge Kokujin, mais à présent, le fait de voir Ryuushi sous sa forme angélique la surprenait légèrement. Enfin, au moins, il était en vie. Et il s’empressa de changer de forme, redevenant le lézard volant qu’il était d’habitude, de la même manière qu’il avait pris forme angélique, entouré d’un halo rubis. L’animal vint se poser sur l’épaule de la jeune Juge aux yeux de glace, en veillant à ne pas lui faire mal, tandis qu’elle rangeait son arme dans son fourreau. Elle s’agenouilla ensuite près de la Juge Kokujin, son regard bleuté se posant en un premier lieu sur le bandeau abaissé, puis sur la blessure présente à la poitrine. La chef de caste retira l’un de ses gantelets puis passa son index droit sur la plaie qu’elle arborait au front, récupérant le sang qui perlait de cette dernière. Puis elle traça avec son sang la Rune de Vie sur l’épaule nue de la jeune femme aux cheveux violets.




Peu à peu, la blessure de la Juge Kokujin se referma, et les organes touchés lors du combat furent guéris en même temps que la plaie se refermait. Lorsque les soins – qui ne durèrent pas longtemps – furent achevés, la Rune tracée dans le sang de Keï s’effaça d’elle-même, et la jeune Juge aux yeux de glace enfila son gantelet tout en se redressant, attendant l’arrivée des autres Juges ou le réveil de la repentie.

_________________




Feyd Yul Svent, Tiregan niveau 0:
 
Revenir en haut Aller en bas
http://testdesign.highforum.net
 
Bibliothèque
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» bibliothèque archicad
» Comment faire pour exporter des objets bibliothèques Dosh sous Artlantis Studio?
» Eulgrand, taiseux du Pays d'Caux
» Challenge Architecture extérieure - Tony.3ds /// SketchUp - Artlantis - Photoshop
» Le canapé de mes rêves (Top Kitch)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Pierre de Lune :: Saphir :: Quartz :: Opale-
Sauter vers: